Mon Cher Confrère

 

     Cette lettre s’adresse à ceux qui, indépendants, souhaitent pratiquer une médecine libre qui soit le garant de sa qualité.


     La convention que nos anciens ont eu le tort de signer nous promettait une revalorisation régulière des actes conventionnés, une participation au financement de notre assurance maladie, la participation des caisses au financement d’une partie de notre retraite (ASV).  Force nous est de constater que ces engagements n’ont pas été tenus alors que l’augmentation de nos charges sociales (Allocations Familiales, CSO, CRDS) réduisait nos revenus de manière drastique. Nous sommes prisonniers de cette convention par l’application du dispositif dit « tarif d’autorité ».


     De plus, les cinq principes définissant la médecine libérale ont été progressivement remis en cause : liberté de prescription, puis le paiement direct, la liberté du choix du patient et du médecin, et enfin la liberté d’installation. La nouvelle loi met un point d’orgue à cette destruction progressive de la médecine libérale par l’institution d’un tiers payant généralisé réduisant les praticiens au rang d’agents contractuels de la caisse d’assurance maladie. Cette loi s’en prend même à un droit fondamental du patient : le respect du secret professionnel.


     Comment préserver la qualité des soins que garantit la liberté des praticiens ? En abandonnant la convention, seule façon de contourner le tarif d’autorité.


     Ce tarif d’autorité permet à l’assurance maladie de contraindre des citoyens pris en otages à cotiser à la sécurité sociale sans les rembourser s’ils consultent un praticien non conventionné.


     Il n’existe pas d’alternative à la déconvention toute autre initiative fera de vous des employés des caisses.


     Courage, la liberté se mérite.


Bien confraternellement.


Docteur Jean-Alain Cacault

Président de la Chambre Syndicale des Médecins des Hauts-de-Seine.                      Septembre 2015