Au hasard de la presse :

Discrimination

Parcourant le "courrier des lecteurs" d'un magazine mutualiste je constate que reviennent toujours des questions sur les honoraires et les "dits" dépassements. Et toujours les soit-disant réponses biaisées. Je m'explique: le magazine par la voix de sa "rédaction", doctement rapporte que «...des conventions entre professionnels de santé et les organismes de sécurité sociale régissent les tarifs des prestations de soins [dits] tarifs de convention»[ il n'est plus question d'honoraires! Et nous devenons des prestataires !]. Quel beau langage bureaucratique ! Il donne  même le tarif actuel et indique « ... certains médecins qui refusent d'adhérer aux conventions (praticiens non conventionnés) peuvent pratiquer des honoraires libres.» Suit la petite phrase: «Les organismes de sécurité sociale calculent alors leurs remboursements [oubliant de préciser que ce sont des remboursements aux patients, qui eux payent leurs cotisations sociales à plein tarif] sur la base d'un tarif très nettement inférieur : le tarif d'autorité». Rappelons que ce tarif n'a pas évolué depuis 1962 ! Et voilà ce qui annule la pseudo liberté des professionnels libéraux, qu'on laisse croire  libres de refuser les convention, en pénalisant les patients qui leur font confiance.
 
Paradoxe, il est aussi indiqué que des médecins conventionnés peuvent pratiquer des honoraires supérieurs au tarif de convention, ce sont les médecins du secteur 2, ces "dépassements" (qui devraient être appelés honoraires supplémentaires) sont légaux. On oublie de préciser que ces honoraires augmentés (que la sécurité sociale nomme honoraires supérieurs) sont tout de même encadrés et que par ailleurs, ces médecins voient leurs cotisations sociales très fortement augmentées. On ne parle évidemment pas d'honoraires libres ! On donne un peu d'une main et l'on reprend beaucoup de l'autre !


En somme c'est  à nos patients de réagir, ils paient leur cotisations sociales plein pot, mais n'ont pas le libre choix de leur praticien, car il y a DISCRIMINATION au niveau des remboursements.

Confrères, faites le savoir.

Pierre Merciecca