Au Théatre.

     La reprise de ce  récit d’après une nouvelle  de Stefan ZWEIG datant de 1941, publiée à titre posthume, résonne particulièrement aujourd’hui.

 

     Tout se passe dans l’enfermement, d’abord du paquebot et de la mini-société des voyageurs.

 

La  mise en scène d’Yves KERBOUL est sobre. De  simples jeux de lumière laissent toute sa place à l’interprétation magistrale d’André SALZET que nous nous souvenons d’avoir vu, avec le même bonheur, sur cette même scène dans les années 90.

 

P.M


 

 

 

 

Molière n’est pas trahi. La mise en scène est moderne.

L’action est à Los Angeles en 1990, les personnages sont

des « types américains ».

Une action explosive, comme les rires de la salle.

 

Je vous laisse apprécier le talent de cette troupe.



Sébastien AZZOPARDI et Sacha DANINO font encore un Coup !

Après «Dernier  Coup de ciseaux » Molière 2014, « Coup de théâtre(s) »

C’est le tour du monde, non plus en 80 jours comme leur pièce toujours à l’affiche, mais celui d’un ULYSSE qui doit, pour sauver ses Grecs, retrouver la quenouille porteuse de tous les fils du destin. Nous voyageons avec lui à travers le théâtre depuis la Grèce jusqu’à Molière via l’Italie, l’Angleterre, la Russie.

La Compagnie joue la comédie, chante, danse, et finit à Broadway. C’est un régal, chapeau les Artistes !

Vous avez jusqu’à septembre au Théâtre GAITE MONTPARNASSE qui porte bien son nom.

Pierre Merciecca

 

 


Affiche de "Love letters" au théâtre Antoine
Love letters

 

 

         Allez vite au Théâtre Antoine, il y a encore quelques jours de représentation de Love Letters. Cette pièce, précédemment interprétée par Anouk Aimée et Alain Delon puis avec Gérard Depardieu est reprise par Agathe Natanson (Melissa) et Jean-Pierre Marielle (Andy). Deux êtres que tout rapproche, s’aiment à distance sans jamais se rencontrer et nous livrent un délicieux « roman épistolaire au théâtre ». Une vie, toute en sensibilité, émotions, rires, pudeur et impudeur LUE par la malicieuse Melissa à la voix claire, et la réplique grave de Andy. Un amour qui pourtant n’a pas osé s’avouer… Une belle déclaration lorsque l’on sait que les acteurs forment un merveilleux couple, à la ville comme à la scène.
Pierre Mercieca


 « Parce que c’était lui   Montaigne et La Boétie »

 

   Nous sommes en 1588, Montaigne a 55 ans, à Paris il rencontre Marie de Gournay elle a 23 ans. C’est à la lecture des  deux premiers Livres des ESSAIS qu’elle s’est éprise de lui.

   Lui « a pris conscience des premiers renoncements ». Il  a le souvenir de son « AMI »  La Boétie mort à 33 ans.

   Le « Discours de la servitude volontaire » contre l’absolutisme et les dictatures est l’œuvre d’un homme à l’âge où l’on brûle de transformer le monde. Pourquoi Montaigne ne l’a-t-il pas encore publiée ? Sa conscience le trouble, l’ombre de La Boétie le harcèle.

  Marie le force à « l’aimer » il dira d’elle qu’elle est  «  sa fille d’alliance ». Amitié, amour et politique, riches  échanges à trois.

 

Pierre Merciecca