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Le Syndicat des Chirurgiens Dentistes de Paris s'attache à :

  • défendre la médecine dentaire.
  • défendre les chirurgiens dentistes qui font l'objet de poursuites : contrôles d'activité, contrôle fiscaux...
  • assurer des formations sur les différents aspects de l'exercice : nomenclature, structures juridiques...

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Frais engendrés par le corona pour les dentistes: Votre syndicat les fait connaître aux patients grâce à France 5 que nous remercions.                                                                                                                                                                            Voir en replay (Minute 9)

La sécurité sociale aidera les dentistes: Préparez les éléments à déclarer dès maintenant, pour faire votre déclaration sur la plate forme dédiée dès qu'elle ouvre.                                                            Pensez à faire votre déclaration pour mai .                                                                 Lire la suite                                                                                                                                                 

La branche entreprise de l'assurance maladie aide à financer les équipements de protections pérennes.

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Consentement éclairé spécial covid ?                                                                                                                                                                                                                                          Lire la suite.

Pour obtenir auprès de votre pharmacien les masques du gouvernement enregistrez-vous auprès du site (Île de France seulement ) et déclarez dans quelle pharmacie vous comptez les retirer.                                                                                                               (9 mai 2020)

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C'est trop bête d'être le patron et de se faire attraper sur la route du cabinet: Auto-attestation pour prendre les transports en commun d'Île de France aux heures                 de pointe.                                                                                                             Lire la suite.

Vous êtes en graves difficultés financières ? : La Région Île de France peut vous aider.


Discussions conventionnelles

     Nous avons repris l’exercice. Non sans mal :

  • Difficulté à se procurer des protections indispensables.
  • Nouveaux protocoles de désinfection du cabinet, notamment durée de l’aération entre chaque patient.

 

     Personne ne discute ces mesures, chacun essaie de faire au mieux,  en tout état de cause, il faut lutter contre la propagation du corona. Nous en avons assez du confinement.

 

Personne n’a envie d’en reprendre pour un tour.

 

      Mais après… ? Quand le corona aura cessé de nuire…. .

 

     Quand il aura rejoint la grippe espagnole, le choléra de 1830… La grande peste noire du XIVè siècle,…  au rayon des cauchemars du passé… . Bref, quand il aura cessé de nuire, nous pourrons reprendre notre vie normale… . Et le plus tôt sera le mieux.

 

     En attendant, pour en finir, il faut lutter contre le corona, personne ne discute les mesures à prendre.

 

Ces mesures ont un coût.

 

Et ce coût est loin d’être négligeable.

 

     On parle de 50 euros par rendez-vous dentaire. Ce coût, il faut l’amortir !

 

     Quantité de professionnels ont des frais « corona », et facturent des forfaits pour désinfection. Mais, pas les dentistes ; pourquoi ?

 

     En l’état actuel des choses, le praticien conventionné ne dispose d’aucun moyen légal :

  • Il ne peut pas facturer un forfait désinfection, comme les garagistes, la convention le lui interdit ; ce n’est pas reconnu comme acte médical.
  • Il ne peut pas faire un dépassement exceptionnel (DE), ce n’est pas exceptionnel puisque c’est pour tout le monde.
  • Il pourrait faire une entente directe (ED), mais uniquement lorsqu’il peut l’adosser à des actes non opposables,

                          -Quid des actes opposables, qui représentent la majorité de l’activité ?
                          -Comment faire pour ne pas cogner le plafond  des actes plafonnés,  leurs prix                               étant calculés au plus juste ?

 

     L’aide de la sécurité sociale est certes la bienvenue en ces temps difficiles, mais, basée sur les résultats comptables passés, elle ne tient pas compte de ces nouveaux frais.

 

     Alors, on parle d’un aménagement de la convention. Créer un nouveau code CCAM, un modificateur ou un supplément.

 

     Aménager la CCAM demande du temps : réunir les commissions ; voir combien cela coûte, au niveau du cabinet ; voir quelle enveloppe cela représente au niveau national ; Rédiger et publier les textes de loi ; les signer ; les intégrer à la CCAM.

 

      Pendant ce temps, les dentistes avancent les frais. Enfin, le temps qu’ils le peuvent encore : on parle de la fermeture de 5000 cabinets.

 

 

     Bien sûr, l’avenant Covid à la convention dentaire arrivera un jour. Comme les carabiniers, quand le Covid ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Ce jour-là, les cabinets survivants  coderont le supplément spécifique pour se refaire. Et paieront des indus, puisque cette cotation sera abusive, le covid aura disparu depuis longtemps.

 

     Pendant ce temps, les praticiens exerçant hors convention ont beau jeu :

  • Ils peuvent faire honorer leurs frais sans être gênés  par les dispositions conventionnelles
  • Ils peuvent faire honorer un supplément covid le temps que c’est nécessaire, et arrêter lorsqu’il sera devenu inutile.
  • Ils peuvent faire honorer au taux réel, puisqu’ils ne sont pas tenus par un tarif imposé.

 

 

     Bien sûr, c’est le patient qui paie. Et qui est d’accord : qui a envie d’attraper la maladie ? De toute façon, conventionné ou non, c’est toujours lui qui paie, directement, ou via des cotisations et des remboursements.

 

    Comme tout le monde est concerné,  la mutualisation, qui consiste à répartir sur la collectivité la malchance de quelques-uns de façon que chacun paie un maigre écot, est inopérante.

 

Dr Cedric Thorin

Trésorier

L'opinion d'un jeune confrère:

     En tant que jeune praticien installé il y a 2 ans, je trouve que la situation devient préoccupante. On se posait des questions déjà parce qu'il faut du courage aujourd'hui avec ce que nous impose la CCAM pour avoir envie de s'installer. Nombre de confrères ont peur de l'installation et préfèrent travailler en centres pour avoir un certain "confort" de vie.

 

     Aujourd'hui, ce virus nous oblige à repenser toute notre logistique, à revoir tous nos protocoles. En plus de toutes les charges, il faut désormais slalomer entre les obligations envers nos patients, les tarifs opposables de la convention, les recommandations du Conseil de l'Ordre, les surcoûts des EPI supplémentaires sans parler de leur prix du moment. Nous avons besoin d'aide et penser sérieusement au déconventionnement pour que certaines obligations et contraintes ne nous pèsent plus sur le dos.

 

Dr Jonathan Gucciardi

 

 

Le mot du président

      Alors que nous essayons de reprendre une certaine activité dans nos cabinets, nous prenons de plein fouet l’impact de la pandémie. Nous ne pouvons plus assurer le même rythme en nombre de patients.

    Cela se traduit par une baisse de rentrée d’argent et une augmentation des frais de fonctionnements. Déjà atteint par le plafonnement de plus en plus d’actes, les praticiens conventionnés ne peuvent à l’heure actuelle répercuter le surcoût des mesures barrières anti covid19.

 

    Nous avons été les premiers à alerter les médias et nos instances sur ce danger. Certes,  nous entendons depuis quelques jours des échos de concertation entre la CNAM, le ministère et quelques syndicats représentatifs pour compenser ces dépenses. Mais combien de temps cela prendra t il pour être effectif au niveau de la facturation des actes dans chaque cabinet?

 

     Chaque praticien conventionné doit prendre la mesure de la situation s’il ne veut pas mettre la clef sous la porte. Les patients comprennent la situation que nos cabinets traversent. Ils reviennent dans nos cabinets, signe de la confiance qu’ils nous portent. Tout comme le Scdp l’a présenté sur France 5, exposez à vos patients  la situation et faites leur comprendre que vous ne pouvez pas, dans le cadre de la convention actuelle, supporter seul cette charge financière.

 

Dr Jean Louis Portugal.

Président.

22 mai 2020