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Le Syndicat des Chirurgiens Dentistes de Paris s'attache à :

  • défendre la médecine dentaire.
  • défendre les chirurgiens dentistes qui font l'objet de poursuites : contrôles d'activité, contrôle fiscaux...
  • assurer des formations sur les différents aspects de l'exercice : nomenclature, structures juridiques...

Assistantes libérales, dites-vous ? Quesako ?                                 Lire la suite.
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Le Conseil Constitutionnel censure la loi de finance de la Sécurité Sociale: Cette loi de finance contenait des dispositions permettant le contrôle de ces centres "loi                      Bachelot", dispositions qui ont été annulées.                                           LIRE LA SUITE.

Le gui de l’an neuf

 Nous vous présentons tous nos vœux pour 2022.

 

     Jamais l’activité dentaire, telle que révélée par les statistiques de prise en charge par l’assurance maladie, n’a été aussi intense.

 

     Ce résultat s’explique en partie par la prise en charge des prothèses à honoraire plafonné, en partie par la réaction des patients face à la fermeture des cabinets ; ces derniers on réalisé qu’ils avaient tout à gagner à entreprendre sans tarder leurs soins dentaires nécessaires.

 

  Qu’en sera-t-il en 2022 ? Ce boost de l’activité se poursuivra-t-il ?

  La CCAM évolue le 1er janvier.

 

  • Augmentation des obturations de cavités, conformes à celles prévues pour 2022 à l’avenant 1 de la convention de 2018 pour le 1er janvier 2022.
  • Alignement des tarifs des couronnes dento-portées, qui passent à 120€, plafonnées ou pas. Cet alignement n’était pas prévu par un avenant . Seule la couronne implanto-portée reste à 107,50€
  • Pour les diabétiques en ALD, on ne peut plus pratiquer de détartrage (HBJD001) le jour et durant les 6 mois suivant un assainissement parodontal (HBJA003, HBJA171, HBJA634) à l’arcade concernée.
  • Et, conformément au planning de la convention signée en 2018, le plafonnement des honoraires s’étend dorénavant aux prothèse amovibles à châssis métallique.

 

     Si certains confrères s’accommodent des plafonnements d’honoraires ainsi que des compromis qui s’imposent en présence d’une limitation des possibilités thérapeutiques, d’autres refusent ces limitations.

 

    Ainsi, l’exercice dentaire se scinde entre des soins sociaux de plus ou moins haut niveau, et des soins de haut niveau sans compromis. Nous nous retrouverons ainsi avec une dentisterie à plusieurs vitesses.

 

   Ne nous abusons pas : il est possible de faire une dentisterie CMU ou plafonnée de qualité. Non pas en profitant à la fois de l’afflux de patients généré par le RAC0, et des tarifs avantageux de la prothèse d’importation pour maximiser ses profits ; cette démarche marketing ne convient pas à notre spécialité, d’autant que la médecine dentaire ne se prête pas au taylorisme.

 

    Non, une dentisterie de qualité, sociale ou pas, ne se pratique pas au coup par coup, il est indispensable de planifier, de faire un diagnostic et un plan de traitement global, quitte à échelonner les interventions dans le temps . Cela évite de revenir sur un problème qui aurait dû être résolu du premier coup.

 

     Deux approches existent : il y a la tendance nord américaine des soins sociaux, basée sur une utilisation intense des prothèses amovibles, qui est alors considérée comme plus fiable. Et il y a une approche germanique, qui évite la prothèse amovible que le patient risque de porter de façon intermittente voire pas du tout, au profit de la prothèse fixe ce qui permet de maintenir la continuité de l’arcade, quitte à prévoir des éléments en extension, avec la certitude que le patient portera sa prothèse en permanence.

 

 

   Cette dentisterie sociale ne va cependant pas sans un certain nombre d’extractions de dents qui seraient sauvables à condition d’y mettre le prix, or cela est incompatible avec les tarifs opposables en l’absence de possibilité de « se rattraper sur la prothèse ». Et ne pas extraire ces dents « limites mais conservables » expose à des échecs à court ou moyen terme ; il faut le savoir.

 

   Afin de se libérer des limitations induites par les règles des organismes sociaux, de plus en plus de confrères sortent de la convention. Cette tendance, qui avait un peu ralenti en raison des troubles induits par le Covid, reprend avec une ardeur accrue.

 

 

   Quelques soient vos orientations thérapeutiques, soins sociaux, ou dentisterie hors convention sans compromis, ou si vous  souhaitez pratiquer une dentisterie du juste milieu le temps qu’on peut encore, le SCDP vous soutiendra et vous accompagnera comme nous le faisons depuis toujours.

 

    Bien confraternellement.

Le bureau du SCDP

 

Décembre 2021